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Nouvelles nucleaire

   

Explication du processus Fission wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire

Regroupement pour la surveillance du nucléaire  (Canada) www.ccnr.org/index_f.html

Groupe sortire du nucleaire www.sortirdunucleaire.org/

Accidents Nucleaire Mondiale

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_accidents_nucl%C3%A9aires#Accidents_li.C3.A9s_.C3.A0_l.27industrie_nucl.C3.A9aire

http://www.greenpeace.org/france/news/20070717-fuite-d-eau-radioactive-dans-une-centrale-au-japon

La_Galere_Mars-Avril_08.pdf  Information sur le Nucleaire au Quebec.

Canada : les projets d'exploitation minière 

et de construction de centrales se multiplient

MONTRÉAL (Canada) CORRESPONDANCE

 
Les projets fusent au Canada dans les secteurs de l'uranium et de l'énergie nucléaire. L'uranium naturel a vu ses prix s'envoler depuis 2005, ce qui bénéficie aux principaux producteurs, le canadien Cameco et le français Areva, bien implantés dans la province du Saskatchewan (Centre-Ouest). Les réserves y sont évaluées à plus de 1,3 milliard de tonnes. En 2006, la production a dépassé 12 000 tonnes, soit un quart du marché mondial et, d'ici cinq ans, on prévoit qu'elle grimpera de 60 %.

 
Areva exploite dans la région le gisement de McClean Lake (690 tonnes d'uranium en 2006) et, en partenariat minoritaire avec Cameco, celui de McArthur River (7 193 tonnes en 2006) à très haute teneur en uranium (près de 19 %). Le groupe français veut ouvrir, en 2010, les mines de Midwest (12 693 tonnes en réserve, avec une teneur de 4,8 %) et de Cigar Lake (87 000 tonnes en réserve, teneur de 20,8 %, extraction prévue de 7 000 tonnes par an), dont il contrôle un tiers du gisement, toujours en partenariat avec Cameco. 

Perdue dans la forêt boréale, à 600 kilomètres au nord de Saskatoon, McClean Lake est le fleuron technologique d'Areva pour l'extraction du minerai et la production du 'yellowcake', concentré d'uranium. 'Il manque 400 millions de livres d'uranium pour répondre à la demande mondiale d'ici à 2014, note Jean-Pierre Nicoud, vice-président d'Areva-Canada. Areva a 60 % de sa production totale en Saskatchewan, où ce minerai a une concentration comprise entre 1 % à 20 %, la plus élevée au monde.'

Et le groupe français lorgne vers le Québec et aussi vers le Nunavut. Exploiter de l'uranium dans ce territoire inuit est 'un énorme défi', admet M. Nicoud en parlant du site de Kiggavik-Sissons, au nord du 60e parallèle, qui 'ne sera pas opérationnel avant 2017'. Même délai sûrement pour voir plusieurs projets d'exploration passer à la phase de développement. Des sites prometteurs ont été identifiés près des monts Otish, de la baie d'Ungava ou de la rivière George (nord du Québec), dans la région de Kenora (nord-ouest ontarien) et de Plaster Rock (nord-est du Nouveau-Brunswick).

FIÈVRE URANIFÈRE

Pendant que monte la fièvre uranifère, le nucléaire connaît aussi une certaine renaissance au Canada, comme énergie 'propre'. On projette la construction de centrales dans plusieurs provinces, et la modernisation de certains des 18 réacteurs à eau lourde Candu (CANada Deuterium Uranium) d'Energie atomique du Canada Limitée (EACL), mis en service depuis plus de trente ans parfois. Même l'Alberta, reine des sables bitumineux et des centrales au charbon, avec un triste record d'émissions de gaz à effet de serre, veut s'équiper d'une centrale nucléaire de 2 200 mégawatts (MW), à Peace River. Energy Alberta projette deux réacteurs au coût de 6,2 milliards de dollars canadiens (près de 4 milliards d'euros) ; à moins que Bruce Power, un gros acteur ontarien, ne remporte la mise avec son plan de quatre réacteurs pour 10 milliards de dollars. Ce sera, en tout cas, la première centrale construite au Canada depuis quinze ans.

Les autres projets sont moins avancés. L'Ontario, champion du nucléaire avec 16 réacteurs Candu, a lancé un plan de 40 milliards de dollars pour construire deux réacteurs et en moderniser six. Technologie et constructeur de la nouvelle centrale (1 200 MW) devraient être choisis d'ici à la fin 2008, pour une mise en service en 2018.

Au Québec, on s'interroge sur le sort de la centrale Gentilly-2. Hydro-Québec penche pour une remise à neuf. A l'est du Canada, au Nouveau-Brunswick, le choix est fait : la centrale de Point Lepreau (635 MW), datant de 1983, doit fermer le 28 mars, pour dix-huit mois, et sera modernisée moyennant 1,4 milliard de dollars. Peut-être le double ou le triple, compte tenu de la difficulté qu'il y a à remplacer 380 canaux qui contiennent l'uranium, estime Gordon Edwards, un expert canadien.

David Hay, président de NB Power (qui pilote le projet), croit Areva bien placé pour remporter (pour la première fois au Canada) le contrat d'installation du système de sécurité de la centrale. Ce serait un maigre cadeau de consolation pour le français, qui n'est pas dans la course pour le projet d'une centrale nucléaire de 1 100 MW au Nouveau-Brunswick. Il coûtera 3 à 5 milliards de dollars selon les promoteurs, 10 milliards selon ses opposants... 'L'étude de faisabilité d'un deuxième réacteur Candu est terminée et les résultats dépassent nos attentes pour ce qui est du potentiel d'exportation' vers les Etats-Unis, dit le ministre provincial de l'énergie, Jack Keir. Exit Areva qui voulait, ajoute-il, 'vendre son propre réacteur alors que nous voulons plus : la création d'un centre d'excellence nucléaire'. 

 
Anne Pélouas